sparasiteaffichRéalisé par Takao Nakano
Année : 2004
Origine : Japon
Durée : 60 minutes
Avec : Sakurako Kaoru, Natsumi Mitsu, Masanori Miyamoto...

FICHE IMDB

Sympathique petit délire érotico-gore nous venant du Japon, ce "Sexual parasite" assumera de bout en bout son intrigue risible et son amateurisme flagrant au nom d’un désir forcené de son auteur de se vautrer dans l’humour graveleux et d’assouvir ses penchants érotiques parfois déviants.
Le script place un petit groupe de jeunes gens face à une créature parasitaire qui s’introduit dans le vagin de ses victimes féminines et agresse les hommes d’inavouables façons.

La séquence d‘introduction mettra tout de suite le spectateur dans l’ambiance en suivant quelques explorateurs à la recherche d’un mystérieux poisson doté de pouvoirs fabuleux qui vont bien entendu dénicher celui-ci et l’enfermer dans une caisse en polystyrène pour tomber sur un sorcier qui va essayer de leur faire abandonner leur projet d’emmener avec eux leur trouvaille en voulant délivrer la créature, obligeant la demoiselle du groupe à s’asseoir sur la caisse pour la maintenir fermée. La bestiole va en profiter pour défoncer sa prison et aller se loger dans l’intimité de la demoiselle. Cette première scène sera ouvertement comique, avec notamment ce sorcier de pacotille bien ridicule gesticulant n’importe comment, même si le réalisateur recherchera de façon évidente à rejoindre Peter Jackson dans l’ouverture de son "Brain dead".

Ensuite, le métrage va nous présenter ses personnages principaux, cinq jeunes gens circulant à bord de leur véhicule sur une route déserte et tombant en panne au milieu de nulle part pour commencer à errer au hasard de la forêt environnante jusqu’à ce qu’ils tombent sur un bâtiment abandonné dans lequel ils vont s’empresser d’entrer malgré les panneaux d’avertissements. Si les protagonistes avanceront instantanément leur côté stupide au cours de dialogues souriants de bêtise, ce seront les demoiselles du groupe qui remporteront la palme une fois rentrées dans le local en se déshabillant pour ne rester qu’en sous-vêtements sous prétexte de la chaleur, offrant ainsi au spectateur leurs formes rebondies pour le restant du métrage.

Après une courte exploration de l’endroit au cours de laquelle ils ouvriront une chambre froide sans se rendre compte qu’elle contient un corps de femme enveloppé dans du plastique, le groupe va trouver de l’alcool et de quoi brancher leur radio, leur permettant de la sorte de se lancer dans une petite "party" endiablée, tandis qu’une des jeunes femmes va s’isoler afin de prendre un bain (quelle idée dans un lieu complètement inconnu !) pour bientôt être agressée par le cadavre féminin réanimé qui va lui transmettre le parasite. Parti à sa recherche, un des deux hommes du groupe va se laisser séduire et devenir la seconde victime du parasite sexuel qui va passer de corps en corps pour décimer le casting.

A la vue de sa courte durée (à peine une heure), le métrage ne va pas s’embarrasser de détails pour rapidement lancer son action et avancer sa créature qui va occuper le terrain durablement pour des situations grotesques et débridées mêlant un érotisme parfois osé et flirtant avec le hardcore (telle cette séquence où une bouteille masquera une fellation), érotisme issu de la nature même du parasite et de son mode de fonctionnement émasculant les hommes et jaillissant des parties intimes des demoiselles, avec des scènes sanglantes simplistes mais outrancières, quand ce ne seront pas carrément des combats au corps à corps entre les interprètes féminines du film (bien évidemment dénudées, mais était-ce nécessaire de le préciser !) qui seront exposés devant la caméra, dans une espèce de catch, la gelée du monstre remplaçant la traditionnelle boue utilisée dans ce genre de sport.

La créature, façonnée de manière tout à fait artisane, ne sera pas un instant crédible, mais au contraire, son aspect kitsch la rendra sympathique, surtout que le réalisateur n’hésitera pas à la filmer évoluant à l’intérieur du corps de ses hôtes. Si l’aspect sanglant demeurera basique, avec ces viscères bien trop grosses sorties des ventres béants ou encore ces morsures énormes (dont une arrachant un téton), l’érotisme, symptomatique des travers du réalisateur, sera omniprésent, aussi bien lorsque nous suivrons les actrices courir topless que lors d’ébats simulés langoureusement, mais plus encore certainement lors du dernier acte du métrage qui mélangera ouvertement sang et sexe dans une alliance gluante éhontée.

L’interprétation flirte continuellement avec l’amateurisme, les différents acteurs et actrices jouant de manière bien trop théâtrale, tandis que la mise en scène du réalisateur sera assez classique, mis à part quelques mouvements de caméra originaux et des plans tarabiscotés s’attardant sur la plastiques des actrices.
Les effets spéciaux sont bien entendu rudimentaires et jamais réalistes, dans un souci de démesure évident lorsque le métrage tentera d'être sanglant, alors que les inserts digitaux resteront terriblement visibles, notamment pour mettre en avant la créature en mouvement.

Donc, ce "Sexual parasite" possèdera largement de quoi ravir les amateurs de délires "bis" délurés et sexys, en proposant en plus un humour grivois souriant.