marsupilami1Titre du film : Sur la piste du Marsupilami

Réalisateur : Alain Chabat

Année : 2012

Origine : France

Durée : 1h44

Avec : Alain Chabat (Dan Geraldo), Jamel Debbouze (Pablito Camaron), Lambert Wilson (Général Pochero), Fred Testot (Hermoso), Géraldine Nakache (Pétunia), Patrick Timsit (Caporal), etc.

FICHE IMDB

Synopsis : Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !!!

Après la déconvenue de RRRrrrr (2004), Alain Chabat avait complètement disparu de la circulation derrière la caméra. En 2012, il était de retour avec un projet qui lui tenait à cœur  depuis longtemps: mettre en scène le Marsupilami, créé en 1952 par le dessinateur belge Franquin.  Le scénario du film reste dans l'ensemble plutôt simple : un reporter de troisième zone, Dan Geraldo (Alain Chabat), débarque en Palombie à la recherche d'un scoop, où il va être accompagné par son guide Pablito (Jamel Debbouze). Et le destin va amener Dan Geraldo sur la route du Marsupilami.

marsupilami2Cela étant dit, si le scénario n'est pas le point fort du film, ce long métrage dispose de suffisamment d'atouts pour faire de ce spectacle familial une réussite certaine.

D'abord, il y a le duo Alain Chabat – Jamel Debbouze qui fonctionne à merveille. Le premier joue parfaitement le rôle du journaliste bidon qui va vivre des aventures extraordinaires et le second est excellent en truand à la petite semaine qui est aussi bien l'ami des enfants que des animaux. On retrouve également dans des seconds rôles savoureux les acteurs Lambert Wilson, Fred Testot ou encore Patrick Timsit. Tous les acteurs ont d'ailleurs l'air de beaucoup s'amuser à participer à ce film. Ceci explique peut-être pourquoi leurs personnages, qu'ils soient gentils ou méchants, divertissent bien le public. Il faut dire que l'essentiel est d'amuser le spectateur.

Ensuite, un fait notable et à l'avantage du film est que le casting évolue dans un décor exotique coloré, atemporel et même anachronique. Cela permet au réalisateur Alain Chabat de donner à ce long métrage un aspect cartoonesque des plus plaisants.

Surtout, la grande qualité du film réside évidemment dans le personnage du Marsupilami. Cette créature jaune avec des points noirs, dotée d'une énorme queue (environ huit mètres) a été faite en images de synthèse et le résultat à l'écran est bluffant. Le Marsupilami apparaît comme un animal mignon particulièrement espiègle. Chacune de ses interventions fait plaisir à voir. Cet animal saute dans tous les sens, fait des mimiques très expressives, sème les humains partis à sa poursuite ou se sert de sa queue pour pêcher. Et puis il fait son fameux cri « houba ». Par ailleurs, il n'est pas seul puisque le film permet aussi de voir sa compagne, la Marsupilamie, avec lequel il a un nid douillet.

Bien entendu, dans la mesure où le Marsupilami n'est pas de toutes les scènes, loin s'en faut, le film comprend d'autres centres d'intérêt. Ainsi, les scènes humoristiques sont nombreuses et si certaines sont quelque peu téléphonées, d'autres valent largement le coup. On peut citer la sublime scène où Lambert Wilson se travestit en Céline Dion (alors que l'on entend le tube I'm alive de la célèbre chanteuse canadienne) devant des militaires qui croient avoir affaire à une superbe femme. C'est sans conteste la scène la plus drôle du film. D'autres méritent tout de même le détour. Citons à titre non exhaustif celle où un chihuahua se masturbe contre l'oreille de Jamel Debbouze qui ne peut rien faire, étant ensablé ou lorsque nos deux principaux protagonistes doivent faire face à un colosse qui a la voix d'une petite fille.

marsupilami3Alain Chabat ne fait pas dans la finesse mais globalement les scènes du film sont assez marrantes. L'explication de la prophétie par la tribu des Payas part totalement en sucette et on reconnaît bien là l'esprit des « Nuls ». De même pour certaines répliques jouant sur la connaissance du spectateur des émissions de la télévision.

D'autres éléments sont plus communs. On a droit ainsi à de multiples frappes, à des chutes mais aussi à des danses émaillant le film, jusqu'au générique de fin. Cela n'est pas d'une grande originalité mais cela permet de passer le temps de manière agréable.

Car au final le but du film, à savoir transporter le spectateur dans un monde merveilleux est parfaitement rempli. Sur la piste du Marsupilami constitue un spectacle familial bon enfant, qui respecte bien l'esprit de l’œuvre de Franquin. Et cela n'est déjà pas si mal.