hellraiser1Titre du film : Hellraiser : Revelations

Réalisateur : Victor Garcia

Année : 2011

Origine : Etats-Unis

Avec : Stephan Smith Collins (Pinhead), Nick Eversman (Steven Craven), Jay Gillespie (Nico Bradley), Tracey Fairaway (Emma Craven), etc.

FICHE IMDB

Synopsis : Un homme entre en possession d'une boîte maléfique qui lui ouvre les portes d'un monde de plaisir et de terreur...

Si certaines sagas horrifiques semblent interminables, à l'instar des nombreux opus des Vendredi 13 et d’Halloween, celle d'Hellraiser n'est pas mal placée.

Auteur de Mirrors 2, le cinéaste Victor Garcia réalise ainsi le neuvième épisode de la saga Hellraiser ! Seulement, depuis le premier film signé Clive Barker, la qualité de cette franchise a clairement baissé, pour ne pas dire qu'elle s'est effondrée. A tel point que les premiers films, qui bénéficiaient jadis d'une sortie en salles, sont désormais limités à une sortie en direct-to-video.

Ce neuvième chapitre, intitulé Hellraiser : Revelations nous permet rapidement de comprendre que le film ne risque pas de relever fondamentalement le niveau de la saga. On voit au début deux jeunes qui s'amusent à se filmer et ne pensent qu'à « baiser » en se rendant au Mexique. On fait bien dans la finesse avec notamment ce propos qui mérite d'être signalé : « on saute la première fille qui les écarte. »

hellraiser2Évidemment, l'un des jeunes, Nico, va avoir la bien mauvaise idée d'utiliser la fameuse boîte qui, si elle est ouverte, conduit la personne imprudente dans un monde de souffrance, où résident des monstres, les cénobites.

L'action du film est censée se dérouler en partie au Mexique et l'autre dans une sorte de huis-clos avec la famille des deux jeunes, qui est réunie dans une maison.
On ne délivrera pas la médaille d'or de l'originalité au scénariste du film car celui-ci repompe allègrement certains des éléments fondamentaux d'Hellraiser, premier du nom. Du coup, ce qui pourrait apparaître comme un « twist » est finalement attendu pour ceux connaissant le premier film de la saga, qui est au demeurant l'opus le plus connu.
Non seulement le repompage est évident avec ce personnage qui a besoin de se régénérer, mais en outre on constate que le réalisateur Victor Garcia n'arrive pas à faire ressentir l'ambiance malsaine d'Hellraiser, faite de ce mélange détonnant entre sexe et violence.
Ici, les rares scènes de sexe donnent plus l'impression de vouloir répondre à un cahier des charges qu'à une véritable réflexion sur la violence et le sexe.
Par ailleurs, certaines séquences sont complètement illogiques pour ne pas dire stupides. Ainsi, lorsqu'une jeune femme est tuée (accidentellement?), on se demande ce qui pousse les deux jeunes à rester bien sagement dans un bar et à siroter de l'alcool. De plus, le coup du père de famille qui se met à tirer sur un étranger est un peu lourdingue. Et ce d'autant plus que l'étranger réussit à se relever et à le scalper ! On a l'impression de se situer dans un grand n'importe quoi.

hellraiser3Pour ne rien arranger, les acteurs, tous inconnus, ne sont pas franchement transcendants. A cet égard, on regrettera que le rôle du cultissime Pinhead ne soit plus tenu par Doug Bradley mais par le peu charismatique Stephan Smith Collins.

Cela étant dit, tout n'est pas à jeter dans Hellraiser : Revelations. Le dernier quart-d'heure offre son lot de scènes gore. Certes, cela n'est pas très fin et très logique mais au moins cela peut apporter une certaine satisfaction pour les amateurs de films d'horreur. De plus, le film ne fait pas dans la dentelle. Les amateurs de happy end repasseront.

En synthèse, Hellraiser : Revelations n'est pas un franc succès. C'est un film d'horreur pas franchement bien filmé qui prend un peu trop comme référent Hellraiser premier du nom. A priori, seuls les fans de la saga d'Hellraiser peuvent y trouver un centre d'intérêt. Les autres sont invité à passer leur chemin, à moins qu'ils ne disposent d’aucun film d'horreur digne de ce nom à se mettre sous la dent.