pandorumTitre du film : Pandorum

Réalisateur : Christian Alvart

Année : 2009

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h45

Avec : Denis Quaid, Ben Foster, Cam Gigandet

FICHE IMDB

Synopsis : Deux astronautes, le Lieutenant Payton et le Caporal Bower se réveillent dans leur gigantesque vaisseau spatial après un long séjour en hyper-sommeil. Désorientés et plongés dans le noir, ils ne se souviennent ni de leurs identités ni de leur mission. Les seuls sons qui leur parviennent sont des vibrations provenant du cœur du vaisseau.

Réalisé par l'allemand Christian Alvart dont ce n'est pourtant pas le premier film, Pandorum est une réelle déception. Attendu comme une série B plutôt sympathique, le film n'est rien d'autre qu'un sacré ratage.

Et il faut bien reconnaître dès le départ que Christian Alvart ne s'est pas foulé. Le cinéaste fait vraiment dans le déjà-vu avec des références évidentes à Alien, Resident evil ou encore à Event horizon (film déjà pas terrible de Paul W. Anderson, qui est pour l'occasion producteur du film). Le début du film est un repompage évident des premières minutes d'Alien avec la scène du réveil. Le problème c'est que Christian Alvart n'a pas le talent de Ridley Scott. En outre, il fait vraiment dans la redite, et en moins bien. Le montage quelque peu épileptique, que l'on retrouvera malheureusement tout au long du film, fatigue plus le spectateur qu'autre chose.

Lepandorum3 problème est que le film ne va jamais s'améliorer en qualité. Christian Alvart, qui a bien du mal à se démarquer de ses références, n'a au demeurant pas grand chose à dire. Le scénario, d'une évidence incroyable, est linéaire et même assez vide. C'est dommage car le cinéaste allemand ouvre plusieurs pistes qui auraient pu être intéressantes (la fin de l'espèce humaine, des mutations génétiques) mais qu'il ne développe jamais.

Le réalisateur multiplie des scènes similaires avec des monstres attaquant des humains. Encore, si les scènes de combat étaient bien filmées, ça pourrait aller. Mais non. Christian Alvart a décidé de nous concocter des séquences qui vont se dérouler dans l'obscurité et avec en bonus une mise en scène épileptique. Conséquence : les scènes de combat sont illisibles et plutôt ennuyeuses par leur redondance. Les vilaines bestioles qui attaquent les humains finissent presque par saouler le spectateur. Ces scènes de combat sont d’autant plus dommageables qu’il devient rarissime d'avoir droit à quelques plans sanglants.

Et puis ce n'est pas tout. Les acteurs sont complètement insipides et on ne ressent strictement rien par rapport aux événements qu'ils sont amenés à vivre. On se demande bien ce qui a pu amener l'acteur Denis Quaid à s'embarquer dans une telle galère. Aucun des acteurs n'est charismatique. Et puis la psychologie des personnages est proche du néant.

Quant aux décors, ils nous laissent également sur notre faim. Au début du film on a l'impression de voir des maquettes et non des vaisseaux spatiaux. C’est tout de même gênant pour un long métrage datant de 2009. De plus, la photo du film qui va avec n'est pas non plus terrible. On a par instants la désagréable impression de se retrouver dans une adaptation de jeux vidéo.

pandorum2Quant à la fin, il faut bien reconnaître qu'elle arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. L'optimisme du réalisateur laisse le spectateur dans un océan de perplexité.

Heureusement, tout n'est pas noir (si l'on peut dire). En de rares occasions, le cinéaste réussit à distiller un semblant d'angoisse dans son film. C'est notamment le cas au début du film où l'on se demande bien ce qui arrive aux protagonistes et ce qui est arrivé aux gens qui sont morts. Et puis, si le scénario est quasiment toujours linéaire, il y a tout de même des (rares) rebondissements.

En définitive, Pandorum est un film de science-fiction de bas étage, qui ne mérite absolument pas d'être vu. Cette oeuvre est non seulement d'un classicisme éprouvé (le film croulant sous les références du genre) mais il est en outre plutôt mal réalisé. Ce n'est pas le tout de filmer de longs couloirs obscurs, encore faut-il être capable de distiller une ambiance. Ce qui ne semble pas être quelque chose de possible chez Christian Alvart.