stormhouse2Titre du film : Stormhouse

Réalisateur : Dan Turner

Date de sortie : 2011

Origine : Etats-Unis

Durée : 1h28

Avec : Katherine Flynn (Haley Sands), Martin Delaney (Brandon Faber), Munir Khairdin (Salim Hasan), etc.

FICHE IMDB

Synopsis : En 2002, les militaires ont capturé et emprisonné une entité surnaturelle dans un bunker secret appelé "Stormhouse". Dans les derniers jours de leur expérience, une médium est amenée à Stormhouse par le gouvernement pour établir le contact avec l'entité capturée.

 

Mis en scène par le quasi inconnu Dan Turner, Stormhouse tente à sa façon de renouveler le film sur les entités, donc sur les manifestations paranormales. Evidemment, la barre est élevée pour avoir un film de la qualité de The entity (1981) de Sidney J. Furie, véritable référence sur le sujet.

Ici, la problématique est d'ailleurs quelque peu différente. Dans Stormhouse, il n'est pas question d'une entité mystérieuse qui vient violer une jeune femme. Non, le film se déroule dans une base militaire secrète du Royaume-Uni, en 2002, plusieurs mois avant l'invasion en Irak. On apprend qu'une entité invisible a été capturée (de quelle façon ? pour le savoir il faudra regarder le film jusqu'à la fin) et qu'elle est confinée dans un endroit où elle est retenue par des champs électromagnétiques qui ont été inversés. Une jeune femme, qui aurait la faculté d'entrer en contact avec cette entité, est amenée dans cette base.

stormhouse1Ce long métrage suscite un certain intérêt avec cette entité qui est retenue contre son gré. Surtout, on voit que les personnels militaires sont particulièrement à cran et voient d'un bien mauvais oeil l'irruption d'une civile dans leur quotidien. Pour autant, le soufflé retombe assez rapidement.

Car Stormhouse bénéficie manifestement d'un budget relativement faible et on le ressent rapidement. En effet il ne se passe pas grand chose durant la première partie du film. On se contente d'imaginer qu'il y a des manifestations de l'entité avec des changements importants de température dans la cage de celle-ci et la sensation qu'il se passe des événements étranges : certains personnages auraient entendu le terme « on joue » et plus bizarre encore, l'un des principaux officiers de cette base, aurait chanté à son insu la chanson Frère Jacques (en français s'il vous plaît !). Mais c'est bien tout ce qui se passe durant la première partie. Le film demeure regardable mais on peine à se passionner à cette histoire.

En fait, le film devient nettement plus intéressant lorsque l'entité réussit à s'échapper et à contrôler les gens par l'esprit, comme si elle s'introduisait en eux. On a droit ainsi à des militaires qui s'auto-mutilent ou d'autres qui sont attaqués par l'entité. On a bien quelques membres arrachés et du sang qui coule de temps à autre mais là encore la déception est globalement de mise. Le fan de scènes gore ne pourra que constater que ce long métrage reste trop sage sur ce point. La plupart des attaques de l'entité ont lieu dans la pénombre (du coup on voit quasiment rien), certaines scènes ont même lieu hors champ. Les rares séquences où l'on voit du sang ne font pas du tout peur et n'inspirent pas de dégoût. Mais bon, au moins cette deuxième partie est plus dynamique que la première.

Cela étant dit, il ne faut pas s'attendre à être très surpris car le scénario est extrêmement prévisible : l'entité s'échappe, elle tue des militaires, elle laisse en vie l’héroïne, des pseudo rebondissements ont lieu. Rien de bien étonnant dans tout cela. Finalement, un élément qui aurait pu être développé est celui du sort attendant un prisonnier de guerre, suspecté d'être à l'origine d'attentats (l'action du film est censée se dérouler seulement un an après les attentats du 11 septembre). Mais comme pour le reste, le traitement est très sommaire.

Il ne faut pas non plus s'attendre à des personnages qui sont bien développés. On a plutôt affaire à des caricatures de militaires et le personnage principal agit exactement comme on pourrait s'en douter. Les acteurs sont dans le même état d'esprit. Ils ne sont pas mauvais en tant que tels mais aucun d'eux ne relève le niveau.

Tout au plus, on appréciera un dernier twist final qui explique le pourquoi du comment. Mais bon, tout être rationnel pourra trouver le concept véritablement tiré par les cheveux.

En synthèse, Stormhouse est un film jouant sur la notion d'entité. S'il n'est pas nul, il est sans nul doute paralysé par un manque évident de budget, qui explique pourquoi ce quasi huis-clos patine clairement durant sa première partie. C'est à regarder, si vous n'avez aucun autre film d'horreur digne de ce nom à vous mettre sous la dent.