Ghost killer de Kensuke Sonomura (critique film)
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Titre du film : Ghost killer
Réalisateur : Kensuke Sonomura
Date de sortie au cinéma : 2024 (au Japon)
Origine : Japon
Durée : 1h45
Avec : Akari Takaishi, Masanori Mimoto, Mario Kuroba, Tatsuya Nakayama, etc.
Synopsis : Fumika, une jeune étudiante, se retrouve possédée par le fantôme du tueur à gages Kudo. Elle accepte de l'aider à accomplir sa vengeance d'outre-tombe en lui prêtant son corps.
Ghost killer est le troisième long métrage du japonais Kensuke Sonomura, avant tout reconnu comme cascadeur. Sa maîtrise des scènes d'action est visible dès la première séquence du film. On assiste à un combat violent et d'une grande visibilité.
Comme on peut s'en douter au regard de son titre, Ghost killer est un film d'action fantastique. Sonomura choisit d'ailleurs une des figures les plus célèbres du cinéma japonais, le fantôme. Afin d'apporter (un peu) d'originalité à son récit, il décide d'aborder son histoire sous l'angle du comique. Fantastique et humour font rarement bon ménage dans le cinéma nippon. Et pourtant ici ça fonctionne. Le scénario part d'une idée simple : une jeune étudiante touche la douille d'une arme à feu et se retrouve possédée par un fantôme.
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Le comique de situation revêt alors plusieurs formes. L'incrédulité de l'héroïne en est la manifestation la plus évidente. D'autant qu'elle est la seule à voir le fantôme ce qui donne lieu à des scènes fort amusantes. La principale mécanique de l'humour réside dans la relation contrariée entre l'étudiante et le fantôme. La jeune femme se retrouve embarquée bien malgré elle dans une histoire qui la dépasse sur fond de vengeance.
Les nombreuses scènes d'action sont justifiées par le passé mafieux du fantôme. Le réalisateur est visiblement très l'aise dans cet exercice et il en fait son fil rouge. Ces séquences d'action pourraient paraître redondantes voire ennuyeuses à la longue. Cela n'est pas le cas, Kensuke Sonomura s'appuyant sur la relation improbable entre l'étudiante et le fantôme. Celui-ci prend possession (physiquement) d'elle à partir du moment où elle accepte de le toucher. Une façon de matérialiser leur lien. Elle est toujours une jeune femme frêle mais dispose alors de la force et de la technique de combat du fantôme. On assiste ainsi à des scènes d'action efficaces et amusantes. Car elle n'est pas spécialement l'accord avec l'idée de tuer des gens !
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Dans un film en apparence simple et linéaire, le réalisateur a la bonne idée de faire évoluer ses personnages au gré de cette alliance de circonstance. Le fantôme (re)prend foi en l'humanité tandis que l'étudiante prend confiance en elle. Voilà des éléments fort bienvenus apportant un capital sympathie d'autant plus élevé à ce Ghost killer.
Autre point à souligner, le film aborde frontalement les violences faites aux femmes. Entre un petit ami frappant sa copine et des salauds déversant la drogue du violeur dans un verre, Kensuke Sonomura dresse un constat peu glorieux des hommes. Comme le déclare l'héroïne, ce monde est rempli de gars horribles ». L'aide procurée par le fantôme devient symbolique d'une femme en train de s'émanciper et de sortir de l'emprise des hommes. Dans une société japonaise patriarcale, le propos fait sens. Et prouve que Ghost killer n'est pas qu'un (excellent) film d'action.
Quelques mots sur la distribution. Les deux acteurs principaux, Akari Takaishi dans le rôle de l'étudiante et Masanori Mimoto dans celui du fantôme, sont très bons. Ils participent amplement à la réussite du film. Remarquée dans la franchise Baby assassin, Akari Takaishi est crédible dans son rôle d'étudiante. Quant à Masanori Mimoto, il révèle une capacité comique pas si évidente au départ.
En somme, Ghost killer constitue une comédie d'action fantastique que je recommande chaudement.

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