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La 8ème édition du Festival du Film Fantastique de Neuchâtel (NIFFF) s’est déroulée dans la jolie ville suisse de Neuchâtel du 1er au 6 juillet 2008.

Le festival, qui connaît un succès grandissant, a accueilli cette année des personnalités bien connues des afficionados du cinéma fantastique comme George A. Romero, Ruggero Deodato, Hideo Nakata, Lamberto Bava, Jaume Balaguero, Idriso Ortiz, Francesco Barilli, Syd Mead (l’un des concepteurs des effets visuels de Blade Runner) ou encore Jess Franco, sans oublier bien évidemment les membres du jury présidé par Joe Dante et comprenant le réalisateur français Xavier Gens, le cinéaste norvégien Jens Lien et l’écrivain Lucius Shepard (pour notre part, nous avons vu Lamberto Bava, Ruggero Deodato à qui nicofeel a posé une question, Isidro Ortiz, Francesco Barilli, Jess Franco en fauteuil roulant et entraperçu George A. Romero !).

Dominé par la compétition internationale qui présentait 12 longs métrages venant de 9 pays différents, le NIFFF proposait également une compétition parallèle axée sur le nouveau cinéma asiatique ainsi que 4 rétrospectives, dont la plus importante était celle consacrée au giallo transalpin avec 13 films pour la plupart inédits en France et 2 nuits spéciales comprenant chacune 3 films.

Les 3 autres rétrospectives se divisaient ainsi : l’une était consacrée à un grand cinéaste japonais méconnu mais considéré comme le pionnier du cinéma fantastique et d’épouvante nippon, Nobuo Nakagawa (avec 5 films présentés), la deuxième proposait une sélection du nouveau cinéma horrifique espagnol (avec 4 films, dont le très bon [REC] de Balaguero), tandis que la dernière s’intéressait à la collaboration entre le prolifique cinéaste espagnol Jess Franco et le producteur zürichois Erwin C. Dietrich (avec 3 films).

Enfin, le NIFFF programmait en open air 6 films grand public, dont la version final cut de Blade runner de Ridley Scott, et proposait 2 autres sections plus spécialisées : une compétition de court-métrages et une initiation aux nouvelles images digitales.

Il est à noter que chaque film projeté (et cela dans n’importe quelle section) bénéficiait d’une petite présentation bienvenue par les organisateurs du NIFFF.

Autant dire que le programme était extrêmement chargé et que nous avons été obligés de faire des choix, à notre grand désespoir…

Bien organisé et à échelle humaine, le NIFFF proposait une ambiance sympathique et décontractée, permettant de cotoyer tranquillement aussi bien les organisateurs (et organisatrices !) du festival (tous extrêmement gentils et ouverts), les cinéastes, les critiques presse (nous avons notamment aperçu Christophe Lemaire) que les geeks de toute sorte et venant d’horizons très différents.

Par ailleurs, il faut reconnaître que la dispositions des infrastructures et le prix intéressant des boissons (surtout les bières !) et de la nourriture contribuaient à renforcer ce sentiment de proximité et de contact.

Seul petit reproche : l’enchaînement parfois très rapide des séances, mais après tout nous étions là pour ça ! D’autant que le NIFFF est une occasion unique de voir sur grand écran des raretés, des films inédits, des films méconnus ou oubliés, ou encore des programmes bis tout à fait jubilatoires…

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